{"id":2,"date":"2025-03-19T19:11:47","date_gmt":"2025-03-19T18:11:47","guid":{"rendered":"http:\/\/www.sophiesuma.org\/?page_id=2"},"modified":"2025-12-06T09:42:45","modified_gmt":"2025-12-06T08:42:45","slug":"page-d-exemple","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.sophiesuma.org\/index.php\/page-d-exemple\/","title":{"rendered":"\u2710"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><strong>Articles<br>Publications<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>\u25b2<\/strong> <em>Selection<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><strong>\u00ab\u00a0Corps fluides et queerisation des mondes. Pour une \u00e9cologie queer des images s\u00e9rielles\u00a0\u00bb, Vivien Philizot, Sophie Suma, Benjamin Thomas, <em>\u00c9cologie des images<\/em>, \u00c9ditions Deux-cent-cinq, Lyon, 2025, Chapitre 3.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\" style=\"margin-right:var(--wp--preset--spacing--60);margin-left:var(--wp--preset--spacing--60)\">\u270f\ufe0e Ce chapitre explore une \u00e9cologie queer des images s\u00e9rielles en interrogeant la mani\u00e8re dont certaines figures t\u00e9l\u00e9visuelles f\u00e9minines incarnent des identit\u00e9s hybrides et transgressent les normes de genre, de sexualit\u00e9 et d\u2019humanit\u00e9. \u00c0 travers une analyse iconologique des \u201ccorps fluides\u201d, il examine comment ces repr\u00e9sentations remettent en cause les dualismes nature\/culture, humain\/non humain et \u201cnormal\u201d\/monstrueux, tout en r\u00e9v\u00e9lant des relations interesp\u00e8ces et technoscientifiques. Mobilisant les Queer TV Studies et les th\u00e9ories des \u00e9cologies queer, l\u2019\u00e9tude met en \u00e9vidence l\u2019agentivit\u00e9 des images et leur capacit\u00e9 \u00e0 red\u00e9finir les concepts de nature et de reproduction en s\u2019opposant aux r\u00e9cits h\u00e9t\u00e9ronormatifs et patriarcaux. En analysant des personnages tels que Xena, Dana Scully ou Ellie Williams, le texte souligne comment ces figures fictionnelles influencent les spectateur\u00b7rice\u00b7s et nourrissent des imaginaires alternatifs, produisant des \u00e9coqueer zones : des espaces de r\u00e9sistance o\u00f9 se jouent de nouvelles alliances entre humain\u00b7e\u00b7s et non-humains. En adoptant une approche relationnelle, ce texte d\u00e9montre que les images s\u00e9rielles du corpus \u00e9tudi\u00e9 ne se contentent pas de repr\u00e9senter des mondes queer et \u00e9cologiques, mais participent activement \u00e0 leur cr\u00e9ation et \u00e0 leur circulation, interagissant avec les discours militants, les critiques culturelles et les mouvements politiques contemporains. Le contenus de cet texte s\u2019inscrit \u00e9galement dans le projet <em><a href=\"https:\/\/www.culturesvisuelles.org\/champs-de-recherche\/ecologies-visuelles\/feminismes-et-feminismes-queer-en-ecologie\">Gender Ecology TV Series \/ GETS<\/a><\/em> (ACCRA UR 3402 &#8211; Universit\u00e9 de Strasbourg).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><strong>\u00ab Hybridations humaines, v\u00e9g\u00e9tales et fongiques. Nature queer et queerisation des images dans les s\u00e9ries&nbsp;\u00bb, <em>\u00c9tudes cin\u00e9matographiques<\/em>, \u00c9tranges Percepts, 2025.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse has-small-font-size\" style=\"margin-top:0;margin-right:var(--wp--preset--spacing--70);margin-bottom:0;margin-left:var(--wp--preset--spacing--70)\">\u270f\ufe0e D\u00e8s le 19e si\u00e8cle, la litt\u00e9rature foisonne de repr\u00e9sentations v\u00e9g\u00e9tales et fongiques monstrueuses. Des imaginaires colonialistes, modernistes et naturalistes croisent des visions \u00e9cologistes, \u00e9cof\u00e9ministes et queer. En parall\u00e8le des premi\u00e8res plantes meurtri\u00e8res issues des films <em>Invasion of the Body Snatchers<\/em> (1956), <em>Little Shop of Horrors<\/em>, (1960) ou <em>The Day of the Triffids<\/em> (1963), les s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es op\u00e8rent une popularisation des ph\u00e9nom\u00e8nes de prolif\u00e9rations fongiques ou v\u00e9g\u00e9tales. \u00c0 quelle esth\u00e9tique avons-nous alors affaire ? Quel r\u00f4le tiennent ces images au regard des probl\u00e9matiques contemporaines impliquants le sp\u00e9cisme et diverses autres discriminations ou phobies des corps queer ? Comme th\u00e8me r\u00e9current depuis plus de 70 ans, il convient de relire l'\u00e9volution de ces hybridations corporelles dans les s\u00e9ries. Ces derni\u00e8res \u00e9tant d\u00e9sormais comprises comme un milieu moral et p\u00e9dagogique, le texte qui suit explore une iconologie des motifs horrifiques impliquant les plantes, les champignons et les humains dans de troublantes incorporations dont les formes sont peut-\u00eatre \u00e0 mettre en perspective avec l\u2019hypoth\u00e8se queer de la nature. Le contenus de cet article s\u2019inscrit dans le projet <a href=\"https:\/\/www.culturesvisuelles.org\/champs-de-recherche\/ecologies-visuelles\/feminismes-et-feminismes-queer-en-ecologie\"><em>Gender Ecology TV Series \/ GETS<\/em><\/a> (ACCRA UR 3402 - Universit\u00e9 de Strasbourg). \u27ad<em> Plantacionoc\u00e8ne - \u00c9cologie - \u00c9tudes de cultures visuelles - Queerit\u00e9 - Nature - \u00c9tudes de genre - S\u00e9ries tv<\/em><\/pre>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><strong>\u00ab <\/strong><a href=\"https:\/\/preo.ube.fr\/sel\/index.php?id=493\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><strong>Images sororales dans les s\u00e9ries&nbsp;: du f\u00e9minisme \u00e0 l\u2019\u00e9cologisme<\/strong><\/a><strong>&nbsp;\u00bb, <em>Savoirs en lien <\/em>n\u00b03, Sororit\u00e9, 2025.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse has-small-font-size\" style=\"margin-right:var(--wp--preset--spacing--70);margin-left:var(--wp--preset--spacing--70)\">\u270f\ufe0e Si l\u2019on cherche aujourd\u2019hui \u00e0 comprendre en image les enjeux de la sororit\u00e9, il y a de fortes chances pour que nous utilisions internet ou les plateformes de streaming afin de trouver des s\u00e9ries \u00e0 regarder pour en apprendre davantage. Car, oui, les s\u00e9ries sont d\u00e9sormais comprises comme \u00ab&nbsp;des outils d\u2019\u00e9ducation&nbsp;\u00bb&nbsp; (Laugier, 2019), surtout pour les plus jeunes d\u2019entre nous. Dans ce cas, la s\u00e9lection renvoie en premier \u00e0 <em>Sex and the City<\/em> (HBO, 1998-2004), <em>Charmed<\/em> (The WB, 1998-2006), <em>Girls<\/em> (HBO, 2012-2016), <em>Orange is the New Black<\/em> (Netflix, 2013-2019), <em>Scream Queens<\/em> (Fox, 2015-2016), <em>Big Little Lies<\/em> (HBO, 2017-2019), <em>The Handmaid\u2019s Tale<\/em> (Hulu, 2017+), <em>Good Girls<\/em> (NBC, 2018-2021), ou \u00e0 <em>On the Verge<\/em> (Canal+\/Netflix, 2021) , <em>Yellowjackets<\/em> (Showtime, 2021+), <em>Filles du feu<\/em> (France 2, 2023), ou encore \u00e0 <em>Clashing Differences<\/em> (ZDF, 2023), etc. S\u2019ouvre alors une v\u00e9ritable culture visuelle de la sororit\u00e9. Or toutes ces s\u00e9ries ne semblent pas \u00e9gales dans leur d\u00e9finition esth\u00e9tiques, narratives et conceptuelles de la sororit\u00e9. Contrairement \u00e0 ce que certaines de ces fictions nous montrent, la sororit\u00e9 ne rel\u00e8ve pas de la camaraderie entre filles, de l\u2019amiti\u00e9, ni m\u00eame d\u2019un soutien ponctuel, et encore moins d\u2019un f\u00e9minisme opportuniste. Comme le rappelle bell hooks dans les ann\u00e9es 1980, il s\u2019agit plut\u00f4t de \u00ab&nbsp;solidarit\u00e9 politique&nbsp;\u00bb, et de faire converger des int\u00e9r\u00eats communs, de s\u2019accorder sur des valeurs partag\u00e9es. Il est donc avant tout question de s\u2019unir dans la diversit\u00e9, et de croire en cette union malgr\u00e9 les diff\u00e9rences de classes ou de races (hooks, 2017, 119-152). Et si la plupart de ces s\u00e9ries d\u00e9peignent la sororit\u00e9 comme tenant d\u2019une relation entre humaines, d\u2019autres fictions empruntant aux imaginaires \u00e9cof\u00e9ministes, comme <em>Extrapolations<\/em> (Apple+, 2023), <em>Frontera Verde<\/em> (Netflix, 2019) ou <em>Abysses<\/em> (ZDF, 2023), ont pu \u00e9galement \u00e9tendre ce rapport emphatique aux non-humaines et \u00e0 la Terre (Haraway, 2016). Que nous disent alors toutes ces s\u00e9ries de la sororit\u00e9 ? Et quelles images sororales pr\u00e9sentes dans ces fictions pouvons-nous reconnaitre voire appliquer dans notre quotidien ? D\u00e9s lors que les s\u00e9ries sont envisag\u00e9es comme des outils d\u2019apprentissage, ce texte vise en creux \u00e0 expliquer l\u2019importance et la responsabilit\u00e9 de ces images sororales, pas si fictionnelles\u2026 Le contenus de cet article s\u2019inscrit dans le projet <a href=\"https:\/\/www.culturesvisuelles.org\/champs-de-recherche\/ecologies-visuelles\/feminismes-et-feminismes-queer-en-ecologie\"><em>Gender Ecology TV Series \/ GETS<\/em><\/a> (ACCRA UR 3402 - Universit\u00e9 de Strasbourg). \u27ad<em> Sororit\u00e9 - \u00c9cologie - \u00c9tudes de cultures visuelles - \u00c9cof\u00e9minismes - \u00c9tudes de genre - S\u00e9ries tv<\/em><\/pre>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><strong>\u00ab <\/strong><a href=\"https:\/\/culturesvisuelles.org\/revue-archifictions\/natures\/sophie-suma-mike-zimmermann-natures\"><strong>Formes multiples de la natures \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran<\/strong><\/a><strong>\u00a0\u00bb, <em>archifictions<\/em>, n\u00b03, Natures, 2024.\u00a0<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><strong><em>\u2690 \u00c9crit en collaboration avec Mike Zimmermann<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\" style=\"margin-right:var(--wp--preset--spacing--60);margin-left:var(--wp--preset--spacing--60)\">\u270f\ufe0e Alors que les questions environnementales sont au c\u0153ur des pr\u00e9occupations contemporaines, les fictions audiovisuelles traitant d\u2019\u00e9cologie ne cessent d\u2019affluer sur les \u00e9crans. En effet, depuis le d\u00e9but du si\u00e8cle dernier, plusieurs films et s\u00e9ries de genres environnemental, \u00e9cologique et exp\u00e9rimental prennent \u00ab&nbsp;la nature&nbsp;\u00bb comme sujet. Que cela soit dans un registre paysager, bucolique, dans une perspective morale, militante, sous le signe de la catastrophe imminente, ou de la transformation la Terre, les animaux, les mondes v\u00e9g\u00e9taux, min\u00e9raux, et humains accusent des ravages \u00e9pouvantables caus\u00e9s par les industries capitalistes. La nature prend alors plusieurs formes. En tenant compte des nombreuses d\u00e9couvertes issues de la philosophie environnementale, de l\u2019\u00e9cologie profonde, ou de l\u2019anthropologie qui ont d\u00e9j\u00e0 d\u00e9fini et red\u00e9fini le concept de nature, ce troisi\u00e8me num\u00e9ro d\u2019<em>archifictions<\/em> propose de s\u2019int\u00e9resser sp\u00e9cifiquement aux diverses figures de la nature retrouv\u00e9es dans les films et les s\u00e9ries de fiction, dans le cin\u00e9ma exp\u00e9rimental et documentaire. \u00c0 partir de ces images, il s\u2019agit alors de distinguer les rapports, culturels, symboliques, spirituels et historiques imbriqu\u00e9s, que les humains entretiennent avec la nature. \u27ad<em> Nature &#8211; \u00c9cologie &#8211; \u00c9tudes de cultures visuelles &#8211; Postnaturel &#8211; S\u00e9ries tv &#8211; Film<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><strong>\u00ab<\/strong> <a href=\"https:\/\/journal.dampress.org\/issues\/femmes-de-sciences\/de-l-effet-matilda-a-l-effet-scully\"><strong>Femmes de sciences \u00e0 l\u2019\u00e9cran. De l\u2019Effet Matilda \u00e0 l\u2019Effet Scully<\/strong><\/a>&nbsp;<strong>\u00bb, <em>DAM <\/em>n\u00b05, 2023.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-verse has-small-font-size\" style=\"margin-right:var(--wp--preset--spacing--70);margin-left:var(--wp--preset--spacing--70)\">\u270f\ufe0e De r\u00e9centes \u00e9tudes montrent que la figure de la femme scientifique \u00e0 l\u2019\u00e9cran et dans les m\u00e9dias est encore minoritaire et manque de visibilit\u00e9. Dans le sillon des \u00e9tudes visuelles et des <em>feminist media studies<\/em>, il est donc ici question de s\u2019int\u00e9resser aux images fictionnelles des femmes de sciences. Alors qu\u2019elles n\u2019acc\u00e8dent encore que tr\u00e8s difficilement aux grandes r\u00e9compenses et qu\u2019elles assistent le plus souvent leurs coll\u00e8gues masculins, quelles repr\u00e9sentations de la femme de sciences circulent alors dans les m\u00e9dias ?&nbsp; Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, il convient d\u2019examiner l\u2019\u00e9volution des personnages scientifiques f\u00e9minins dans les s\u00e9ries depuis 1993, l\u2019ann\u00e9e o\u00f9 elles semblent sortir de l\u2019ombre (<em>The X-Files<\/em>, FOX, 1993). L\u2019\u00e9tude de plusieurs productions audiovisuelles peut ainsi permettre d\u2019identifier de quelles mani\u00e8res la culture scientifique et ses repr\u00e9sentants sont montr\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9cran, et expliquer du m\u00eame coup en quoi la figure du scientifique est un objet encore trop masculin de la culture visuelle. En dernier lieu, il s\u2019agit de mesurer l\u2019influence potentielle de ces images dans la construction d\u2019imaginaires inclusifs en soutenant l\u2019hypoth\u00e8se que dans le champ des repr\u00e9sentations, l\u2019Effet Scully peut ralentir l\u2019Effet Matilda. \u27ad<em> Femmes de sciences - \u00c9tudes culturelles - Feminist media studies - S\u00e9ries tv<\/em><\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ArticlesPublications \u25b2 Selection \u00ab\u00a0Corps fluides et queerisation des mondes. 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